1. Lister les plats dont le nom doit rester en français
Spécialités, appellations, produits protégés, plats dont le nom fait partie de l’identité du restaurant. Ils gardent leur nom, dans toutes les langues de la carte.
Traduire une carte de restaurant pour une clientèle étrangère
Un nom de plat traduit littéralement devient incompréhensible ou repoussant. La bonne méthode consiste à garder le nom et à décrire les ingrédients.
Spécialités, appellations, produits protégés, plats dont le nom fait partie de l’identité du restaurant. Ils gardent leur nom, dans toutes les langues de la carte.
Pour chaque plat : ingrédients principaux, cuisson, accompagnement, en une ligne. C’est ce texte-là qui sera traduit, et il est bien plus traduisible qu’un nom de plat.
Les descriptions se traduisent normalement. Les noms restent, éventuellement suivis d’une transcription phonétique simple si vous voulez aider la prononciation.
Les noms d’allergènes se vérifient dans chaque langue. Ne vous fiez pas à une traduction automatique pour cette partie : faites-la relire.
Le test décisif : une personne étrangère comprend-elle ce qu’elle va manger ? Si la réponse est non, la description est à revoir, pas la traduction.
« Œufs à la neige » traduit mot à mot devient « snow eggs », qui ne décrit rien. La description, elle, fonctionne : blancs d’œufs pochés sur une crème à la vanille.
Les noms de fruits à coque, de crustacés et de céréales contenant du gluten doivent être exacts dans chaque langue. C’est une question de sécurité, pas de style.
Les appellations et indications géographiques sont des noms juridiquement protégés : elles ne se traduisent pas et ne s’adaptent pas.
Certaines formulations littérales d’abats ou de préparations traditionnelles sont dissuasives dans une autre culture alimentaire. Décrivez le goût et la texture plutôt que l’organe.
Blanquette de veau
Blanquette de veau — slow-cooked veal in a creamy white sauce with carrots and mushrooms
Entrées
Starters (UK) / Appetizers (US)
Ces correspondances sont des choix de rédaction : l’essentiel est de retenir une forme et de l’employer partout, y compris dans vos gabarits et vos e-mails.
| Français | Traduction retenue | Pourquoi |
|---|---|---|
| Entrée | Starter (UK) / Appetizer (US) | Attention au faux ami : « entrée » désigne le plat principal aux États-Unis. |
| Plat principal | Main course | Formulation claire dans tous les marchés anglophones. |
| Plat du jour | Dish of the day | À compléter par les ingrédients, puisqu’il change. |
| Formule déjeuner | Lunch set menu | Préciser ce que la formule comprend, l’usage variant selon les pays. |
| Saignant | Rare | Les degrés de cuisson ne se recouvrent pas exactement : indiquez-les et laissez le client choisir. |
| À point | Medium | Correspondance approchée : la pratique diffère selon les pays. |
| Fait maison | Homemade | Mention encadrée en France : ne l’étendez pas à des plats qui n’y ont pas droit. |
| Supplément | Extra | Toujours accompagné du prix, pour éviter toute ambiguïté. |
| Sans gluten | Gluten-free | Mention à n’utiliser que si vous maîtrisez le risque de contamination croisée. |
Pour traduire les descriptions une à une.
Si votre carte est gérée dans un tableur.
Non, dans la grande majorité des cas. Conservez le nom et ajoutez une description des ingrédients et de la cuisson. Le client sait alors ce qu’il commande, et le nom conserve sa valeur.
Dressez une liste des allergènes présents dans votre cuisine, faites vérifier leur dénomination dans chaque langue, puis réutilisez exactement ces termes partout. Ne laissez pas un moteur décider de ce vocabulaire.
Deux bien faites valent mieux que cinq approximatives. Partez de la provenance réelle de votre clientèle, et ajoutez une langue quand vous pouvez la faire relire.